jeu- 6-sep-2007 - La paz et cordillière royale
Je suis un peut en retard pour ecrire... mais j´ai été victime de la technologie, puis du manque de technologie. Maintenant je vais essayer de me remetre à jour.
La Paz... Bolivie... Jusque là je savais exactement ce que je voulais faire et ce que je voulais voir mais là... je suis un peu perdu... Le Pérou et surtout la fin a été tellement formidable que... Que vais je pouvoir faire et de quelle manière je vais m´y prendre pour continuer à trouver le temps qui passe à voyager exceptionnel?
Je vais pas partir faire un trek tout seul... je vais trouver le temps long. Je vais pas partir avec une agence... je veux pas être guidé pour faire des choses que je peux faire tout seul. Je veux découvrir, apprendre de moi même, être émerveillé de ce que j´approche. Je veux vivre ce que je fais avec ces avantages et ces inconvénients. J´ai pas envie d´être promener dans une poussette à airbag une sucette aseptisée dans la bouche. Je veux voler de mes propres ailes, apprendre à voler vers de nouveaux horizons, continuer ce que j´ai eu l´impression de commencer à faire avec Déborah.
Est-ce que les oiseaux passent leur temps à marcher après avoir appris à voler? J´ai besoin de prendre un peu de temps pour réfléchir à tout ça ... J´ai besoin d´un plan de vol, il faut que j´étudie un peu mon parcours, il faut que je passe un peu de temps à vous raconter mon voyage. J´ai dit mon voyage et pas mes vacances... les vacances c´est fait pour les gens qui sont fatigués, qui travaillent... moi je découvre.
31 Juillet. La Paz
Pendant que je réfléchis, tergiverse, planifie et écris un peu, j´en profite quand même pour visiter la Paz et ses environs...
Après une matinée découverte dans les rues, je me rends visiter le musée de la coca l´après midi. Le musée est constitué essentiellement d´affiches qui relatent l´histoire de la feuille à travers les différentes civilisations qui se sont succédées sur le territoire. Il nous apprend ou nous rappelle alors que la coca est à l´origine des premières anesthésies sans douleur en Europe, du Coca-Cola... et de la cocaïne. Cette dernière inventée bien sur par les occidentaux. J´ai appris aussi que la feuille avait été interdite par l´église puis rendue obligatoire à la vente dans les mines par les espagnols pour augmenter la productivité des indiens. Ces mines qui ont bien sur enrichi l´Espagne et dynamisé l´économie de l´Europe...
Cette même feuille de coca est aujourd´hui condamné a nouveau par les Nations Unies qui font pression sur les pays producteurs pour qu´il stoppe toute récolte, pour qu´ils stoppent les récoltes, qu´il renoncent a une partie de leur culture ancestrale. Pourquoi? Parce qu´une partie de la production (Peut-être une bonne partie) sert a produire la cocaïne consommé pour l´essentiel par les occidentaux... Mais s´il n´y a plus de cocaine et de drogues en général comment va t´on financé le marché d´armes qui profite largement a des pays comme la France, les Etats-Unis...
1 Août. La Paz
Le matin je me rends au bureau de l´immigration pour faire prolonger mon visa touristique de 60 jours soit 90 jours au total. Les formalités sont rapides : Je donne le nom du président de la république (en Espagnol bien sur), je chante l´hymne national et je mange une assiette de riz et une cuisse de poulet pour montrer que je peux m´adapter a la cuisine Bolivienne... et le tour est joué...
L´après midi je vais visiter le quartier colonial (environ une rue), ou se trouve le musée de Costumbria (vraiment pas terrible), Le musée du littoral ou l´on relate comment la Bolivie a perdu son accès a l´océan (dur a digérer) et le musée del Oro qui contient des objets de la civilisation Tiwanaku (enfin quelque chose a voir). En face je visite la casa Murillo... maison d´un ancien président (ouai bof). Le midi je suis allé manger dans un restaurant bien coté... un plat dont j´ai tout fait pour oublier le nom...
2 Août. La Paz
Le matin je passe encore un peu de temps sur internet et j´ai programmé d´aller, à la vallée de la lun Dans le guide du R. il est écrit de prendre les combi n· 231, 253 ou 273dans la calle mexico... après 1H30 d´attente à lire les numéros de combi qui passent en continu, je craque et abandonne... J´ai jamais vu autant de numéros de ma vie. Déprimé, je part en quête d´une agence pour faire un trek... Tant pis, il me faut faire quelque chose. Je décide finalement de faire l´ascension du Wayna-Potosi (6088m) beaucoup plus enneigé que le Chachani que j´ai fais a Arequipa. Je prends l´option 3 jours plutôt que 2 avec une journée de pratique sur un glacier... Ça me parait plus raisonnable. L´agence a l´air sérieuse tout est clair. Dans la foulée j´achète un autre guide le L.P. d´occasion en français... et retour à l´hôtel je demande le moyen le plus facile de se rendre à la vallée de la lune en bus. Le soir en m´endormant les numéros de bus défilent devant mes yeux. Dans la nuit j´ai même rêvé arriver jusqu´à la lune.
3 Août. La Paz
De bon matin je retente l´expérience de me rendre à la vallée de la Lune. Avec les indications du réceptionniste, j´attend 10´ au bord de l´avenue principale et me retrouve dans le bus en train de manger un croissant... qui est finalement au jambon... J´y ai cru au croissant...
Le bus me pose devant l´entrée de la vallée... C´est payant mais pas cher et ils offrent thé et café à l´entrée. Je mets 1H a faire le tour (difficile d´y mettre plus de temps même si ça vaut le détour). En sortant je passe 1H de plus près d´un arbre à photographier les colibris en vol. Je reviens sur la Paz et m´arrête dans le quartier sud ou je mange sans le vouloir dans le restau d´un français de Carcassonne...
J´ai rendez-vous a 15H avec l´agence pour essayer les équipements de montagne pour aller au Wayna Potosi. J´essaye pantalon, veste, chaussures, guêtres, harnais et gants et repart avec tout ça à l´hôtel pour préparer le sac.
4, 5, 6 Wayna Potosi
Le guide doit venir me récupérer à l´hôtel à 8H30. Je descends un peu avant pour régler la note et poser une grosse partie de mes affaires. A 8H30 précises le chauffeur de Taxi est à la réception. Je monte dans la voiture il y a un jeune avec lui et tout le matériel dans la malle. Je m´interroge ...mais tout est bien spécifié, il y a le nom du guide sur mon reçu. On démarre et commence à monter dans La Paz pour rejoindre le quartier "el Alto". Le taxi sort peu à peu de la ville qu´on domine toujours. Il roule sur une piste en bon état. Je continu à me poser des questions sur le guide mais ne suis pas trop bavard... j´ai pas envie de parler... c´est rare j´en profite. On passe près du Chacaltaya connu pour abriter la piste de ski la plus haute du monde. Il n´y pas de neige... mais tant qu´il y a de l´argent... on en construira une autre plus haut ailleurs... Après un virage la vue est dégagée sur le Wayna Potosi. Je demande à m´arrêter pour prendre une photo. Plus tard on passe un poste de contrôle des Narcotiques. Il faut donner nos noms. J´interroge le jeune pour savoir ou se trouve le guide Don Eulogio. Il me dit que c´est son père et qu´il va nous rejoindre à 14H. On arrive au refuge Wayna-Potosi qui est situé près d´un barrage. On n´y passera pas la nuit. Aujourd´hui on est censé aller s´entraîner sur le glacier. Le jeune et le chauffeur de taxi installe la table je les aides a installer la tente... une seule pour trois? J´apprends que c´est la mienne. Elle est immense et en bon état. Eux dorment dans une pièce dans un bâtiment en dur dédié à l´exploitation du barrage. On mange également dans cette pièce. Le repas est copieux et varié. Il y a même de quoi boire. C´est 12H30, je m´installe au soleil pour faire la sieste et écrire un peu (Je me concentre sur l´orthographe mais le soleil tape dur). A 13H45 Don Eulogio arrive et m´appelle pour me préparer. Je mets pantalon, veste et chaussure et emporte le reste. Le glacier n´est pas loin, environ 30´. Un autre groupe monte en même temps que nous : un Irlandais et 2 Anglais père et fils. Ils parlent pas trop espagnol et l´irlandais essaye de me faire comprendre pour que j´explique à leur guide qu´il a signer un pacte avec sa copine... s´il monte au dessus de 6000m elle se marie avec lui. C´est elle qui l´a mis au défit. Arrivé au glacier on s´équipe. J´enfile guêtre et baudrier, chausse les crampons et part le piolet à la main rejoindre le guide qui m´attend avec la corde... Il m´explique d´abord comment aborder les différentes pentes, et me montre enfin une pente du type de celle qu´on va devoir gravir. Heureusement le guide inspire confiance. Il escalade d´abord puis c´est à moi. Ça se monte mais j´ai du mal à camper le piolet car la glace est très dure. J´ai mal au bras et je suis essoufflé. Il y a dix mètres de dénivelé tandis que pour arriver au sommet il y en aura 200... je m´inquiète un peu. Il me fait descendre en rappel. Ce n´est pas un mur, mais tout de même une bonne pente. Pour descendre ça va. Je recommence trois fois pas mieux. Je lui explique mes craintes pour grimper. Lui semble confiant. il me dit qu´en haut c´est plus facile pour se cramponner. Il me dit qu´on peut également passer par une crête mais que c´est plus long et qu´on va monter tout droit. Je le contrarie pas. On redescend au refuge, son fils a commencé à préparer a manger... mais avant on goûte et il y a de quoi manger (Ça change du Chachani). On enchaîne avec le souper et on se couche tôt. Il fait pas chaud mais dans le duvet ça passe.
Le lendemain matin à 7H30, j´apprends que les Britanniques ont eu froid... il n´ont que des duvets de plage. On déjeune on range tout rapidement et on monte au camps de base 400 ou 500m plus haut à 5100m. Ça monte bien... pas de soucis. La vue vaut le détour. Il y a un refuge mais j´ai choisi la tente, il fallait 5 Dollars de plus. On Monte la tente et on mange c´est un peu plus de 11H30. On part cette nuit à 2H15. Le guide Eulogio me dit qu´on sera les premiers en haut, que les français sont les meilleurs. Certes mais bon, on va attendre de voir... On plaisante un peu à l´abri sous la grande toile permanente ou on a mangé et il m´envoie faire la sieste. Il a raison j´ai sommeil. On mange à 17H. Du monde est arrivé, il y a l´air d´avoir des habitués de la montagne. Je repars au lit à 18H... la nuit est bruyante et j´ai pas sommeil... un groupe d´anglais se croit tout seul... ils arrêtent pas de parler dans leur langue sans charme. Je dors pas une seule minute en attendant 2H.
A 2H le guide m´appelle pour déjeuner. Le groupe bruyant a déjà démarré... L´irlandais et les britanniques ont commencé a manger et sont prêts a partir... je déjeune tranquillement tandis que tout le monde s´en va. On part en dernier. Après 30min on a rattrapé et doublé plus de 10 personnes. On a marché quelques temps derrière mais j´ai cru disjoncté... et on a doublé tout ça. Je semble m´être bien habitué à l´altitude et je suis en forme... avec certainement plus de 10Kg en moins. Je marche sur les talons du guide pour le pousser vers l´avant. Il me dit qu´il faut pas qu´on aille trop vite sinon on va arriver de nuit et en haut il fait froid... On double tout le monde progressivement bien avant d´arriver au mur final... Là c´est plus pareil c´est beaucoup plus dur... je reprends quelque fois mon souffle accroché a mon piolet. il fait encore nuit... finalement ça passe vite et on arrive en haut alors qu´il fait encore sombre. L´horizon se colore de plus en plus d´un coté tandis que de l´autre on peut voir les lumières du quartier el Alto de la Paz. Il fait froid, j´ai du mal a récupérer mes doigts malgré mes 2 paires de gants... mais le spectacle est magnifique... Le ciel devient tout rose au dessus de l´Illimanie, on voit le lac Titicaca, et le soleil se lève peu à peu au dessus du reste de la chaîne. 2 autres touristes arrivent... ce sont des français... J´arrive pas à lâcher l´appareil... mais il fait froid et il faut redescendre. Le guide m´assure sur la première partie pour descendre en rappel. Pas facile pour moi je suis gelé. En descendant la lumière révèle les paysages traversés à l´aller. Tout semble bleu... La fin de la descente se fera pour nous en courant jusqu´au refuge... il y a des jours comme ça ou on a envie de courir. Je dors 30´, je suis vidé... on plie le camp et on descend jusqu´à la voiture.
On arrive à la Paz en milieu d´après-midi, je prends le numéro du guide au cas ou je voudrais monter à l´Illimani fin septembre et rentre faire une grosse sieste.
En soirée alors que je parts manger je rencontre les anglais et l´irlandais qui m´invitent a boire un verre. L´irlandais est monté au sommet mais pas les anglais. La soirée me confirme que les anglais sont des gens perturbés... ils s´amusent à remplir de sel la chevelure d´un écossais complètement bourré qui les accompagne.
7 Août. La Paz
Pas grand chose a dire de la journée... je fais un peut les boutiques a souvenir et écrit sur internet. Je contacte Laura une française qui fait un stage a La Paz. On programme la visite de Tiwanaku ensemble le lendemain.
8 Août. Tiwanaku
Rendez-vous à 7H sur la place Murillo avec Laura... on part ensuite vers le quartier du cimetière en combi d´ou partent les bus vers Tiwanaku. On tombe sur un français qui bosse en argentine dans les quartiers défavorisés de la ville de Mendoza. Erwan est bien sympas et on fait la visite du site avec lui. Le site est intéressant mais après tout ce que j´ai vu il ne me semble pas exeptionnel... On fait le tour tranquillement et on mange ensemble a midi. On retourne après sur La Paz ou chacun repart de son côté.
9 Août. La Paz
Je me met en quête d´une moustiquaire et d´un hamac pour partir dans le Beni et Santa-Cruz dans la partie Amazonie Bolivienne. Je compte quitter la Paz le lendemain pour rejoindre Coroico en vélo, beaucoup plus bas par la route dite de la mort.
Le matin je part dans les quartiers sud... à la recherche d´un supermarché parce que je sais pas ou chercher. Il n´y a rien de grand... des superettes. J´en profite pour m´acheter... du vrai chorizo, des avocats, des fruits de la passion... Je remonte dans le centre et mange à l´hôtel.
Je trouve finalement moustiquaires et hamac dans des magasins qui vendent des panoplies du parfait petit soldat... je croie que je paye le prix fort mais bon 15 Euros..
J´achète finalement la descente de la mort à une agence qui à été sympas avec moi et prépare mes affaires.
10 Août. Descente de la Mort
J´ai rendez vous à 7H à l´agence pour prendre le bus qui nous amènera à la cumbre (Col de départ a 4600m) pour entamer la descente. Seul un autre gars attend avec moi. Les autres arrivent en bus. On est deux bus pour la même compagnie (une vingtaine de personnes au total). Au col on nous explique un peu comment se servir d´un vélo, on nous donne un casque, un gilet fluo, des gants et enfin le vélo. Je l essaye un peu... il ira sur. C´est un VTT avec suspensions hydraulique avant et arrière (un peut mole mais bon) et frein a disque mécanique.
On attaque la descente par la première partie asphalté 21Km comme sur un billard. Ça pourrait aller très vite... mais non. Du coup je reste coller dans la roue du guide et lui répète "Vamos?". Derrière ça traîne un peut pour la plupart. Les 8 derniers kilomètres de goudrons montent un peu. c´est pas méchant mais on est encore a plus de 3000m. J´accélère de suite et reste finalement dans la roue de Denis, le guide, que je pousse a accéléré encore et encore... Je pensé le passer mais bon... A la fin j´ai soufflé fort et il m´a décollé. Mais lui était mieux équipé : il n´avait qu´une suspension avant et des pédales automatiques...
On s´arrête en haut pour attendre les autres qu´on aperçoit pas... mais qui sont certainement beaucoup moins bien acclimatés que moi. Il y a deux autres guides avec eux. On adroit a un petit ravitaillement... C´est dur de reprendre le souffle... et on repart vers la partie proprement dite de death road. Non Asphalté. Elle est surnommé comme ça pour le nombre très important d´accident de la route mortels qui s´y sont produit... une des plus meurtrière du monde...
La première partie est lente, on freine en permanence, j´en ai mal aux mains et le signale au guide. On s´arrête pour manger après 10Km (on dirait une promenade gastronomique), face à une falaise d´ou chute quelques veines d´eau. Dommage qu´il ne fasse pas beau. La route est tout de même impressionnante ici. On repart pour les 32Km qui reste et on accélère avec le même guide qui a accéléré dans la cote avant. Vers la fin on lâche bien les freins... Il était temps qu´on arrive j´ai crevé 200m avant le bus en retombant sur un cailloux pas très accueillant... j´ai évité la chute d´un poil.
A l´arrivée on a droit à une bière puis on repart en bus à Coroico pour prendre une douche et manger dans un hôtel avec piscine... La température ici n´a rien à voir avec la Paz... mais l´eau est un peu fraîche. Le repas est sympa avec mes compagnons de route. Certains ont été très distrayant : Alejandro un Argentin un peut disjoncté qui a oublié son sac à dos au bord de la route, un couple d´espagnols volontaires dans la descente tellement que le gars c´est allongé sur les cailloux (je l´ai vue en direct il était juste derrière moi), Un français très aimable malgré qu´il vive en Angleterre et 2 jolies Luxembourgeoises.
Tout ce petit monde repart vers la Paz tandis que je reste dormir à l´hôtel. Je fini l´après-midi par une visite en ville ou il y a un carnaval qui fait le tour d´une place... et beaucoup plus de spectateurs que dans certains carnavals qui durent 2 mois 1/2.
Le soir je mange avec 2 hollandaises qui m´ont invité à leur table.
Je vous raconte la suite dès aujourd´hui si j´y arrive.
PS : Il semblerait que ma mère me prenne pour un animal de basse cour... D´autres considèrent mieux leur progéniture... J´ai peur qu´elle me fasse du maïs en rentrant.
Il faudra que Chloé et Gaelle me ré explique comment elles ont fait pour tomber toutes les deux dans la descente... pour l´apéro ça sera sans alcool...
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