PEROU : Andes, Ouille! Ca fait mal aux guibolles!

jeu- 9-aoû-2007 - Quillabamba & Rio Urubamba

 

Après notre visite du Machu-Picchu, nous nous tournons vers la selva pour poursuivre le voyage avec pour objectif de descendre une partie du Rio Urubamba en dessous du Pongo de Manique et de remonter par le même chemin puisqu´on a laissé une partie de nos affaires a Cuzco...

 

 

1ier Jour : Aguas Caliente a Quillabamba

On veut pas trop tarder pour pas se retrouver en rade de bus a la centrale hydroélectrique, mais on a fait le mauvais choix de prendre le petit déjeuné en bas de l´hotel. Du coup on perd 1H et on paye cher en plus. C´est pas la super forme... ils ont du mettre des haricots dans mon pancake. On repart sur la voie férée mais déja en retard sur l´horaire fixé. Quand on arrive a la centrale Hydro, il reste seulement un bus qui est en train de démarer. On saute dedans in-extremis et on fait la premiere partie du trajet debout en attendant qu´un siege se libère. Je croie qu´on a eut du bol sur ce coup là. En chemin on se fait une petite frayeur. Dans une épingle, le bus ne passe pas et n´arrive pas a faire marche arrière. Une pettite fille pleure au fond du bus : "il faut qu´on descende tous". Un homme descend voir si ça passe et fait savoir au chauffeur "qu´il pense que oui". Du coup tous le monde est rassuré... En bloquant les roues par des pierres, le bus arrive finalement a reculer et cette fois... On arrive a Quillabamba vers 16H. On trouve un hotel sympas et pas cher, puis on part faire des emplètes. Au marché on achète quelques bricoles, pour réparer la tente notamment. Un petit gamin nous aide a chercher du gaz et a trouver la compagnie de bus qui nous conduira a Ivochote demain. Je lui donne un sol et comme j´ai plus de monnaie pour payer un taxi il m´aide a le payer... Je l´invite après a boire un raffraichissement... il ose même pas. Mais ou a t-on atterie? A la compagnie de bus, le gas qui nous vend les billets est très sympatique et nous donne quelques tuyauts pour descendre l´Urubamba (notamment les tarifs de bases). On fini la soirée en faisant tous les restaurants de la ville et en degustant un exellant jus de fruits. Ici il fait beaucoup plus chaud que dans les autres lieux traversés jusqu´a présent et les vendeurs de glaces sont partout.

 

2ieme Jour : Quillabamba à Ivochote

On a acheté le billet de bus pour partir a 6H30 du coup le réveil est assez rude surtout qu´on l´entend pas et qu´on est déja en retard alors qu´il nous faut encore préparer les sacs. C´est sport. On laisse une partie des affaires a Quillabamba, notament les duvets, pour partir avec un seul sac. Le bus est en fait un combi. on se tasse dedans, les genoux touchant le siege de devant. C´est confortable 5min pas plus. Certains clients de dernière minute rentrent debouts comme dans toutes les petites lignes entre village. Leurs têtes feront bientôt partie du plafond. C´est partie pour 7H de bus sur une piste que je trouve de bonne qualité. On suit la vallée du rio Urubamba et on traverse de multiples plantations de bananes, papaye, orange qui laisse peu à peu plus de place a la forèt. On sent qu´on va se régaler de fruits... Après 3H de route on s´arrète pour déjeuner. Le village est assez important. Tous les occupant du bus se jettent vers le même restaurant et ont les suit commencent par une petite pose toilette. tous mange du riz et une sausse... de bon matin ça donne envie. On essaye de commander quelque chose de sucré, mais on a du mal comme d´habitude dans les villages. La serveuse ne semble comprendre aucun mots de ce qu´on lui demande... c´est pourtant simple (Jugos, pan, marmelada) On finira tout de même par obtenir du pain, un jus de papaye et un mate de coca. On avale tous ça en vitesse et on saute dans le bus qui rejoint Kiteni en 2H de plus. Je suis surpris, le village est grand et offre une grande varieté de magasin... Il y a mâme internet. On s´arrète un moment pour une pose pipi que Deborah ne fera pas de peur que le bus parte sans nous. On repart, le bus se vide peut a peut et devient confortable sauf pour ceux qui n´ont pas été aux toilettes... mais on s´arrètera un peut plus loin. On arrive a Ivochote 2H plus tard. On prend un hotel (il y en a deux), pas besoins d´eau chaude ici. Le prix est dérisoire. On se repose un peut et on essaye de se renseigner pour descendre le rio. On voudrait un guide local, Mais les seules personnes qu´on trouve veulent nous faire payer un prix élévé en prenant leur propre barque. On décide finalement de descendre avec la barque colective qu´on nous a signalé a 8H30 le lendemain... a voir au moment. La cuisine locale n´a rien d´extraordinaire... du riz, du poulet et des frites. Ils n´ont même pas de fruits ou jus de fruits a proposer dans le restaurant.

 

3ieme Jour : Ivochote au Pongo de Manique

On se lève de bonne heure pour pouvoir déjeuner et aller au port attendre un éventuel bateau. On se met a la recherche d´un endroit ou l´on pourrait déjeuner avec un  jus de fruit et autre chose que du riz... on se pose a un restaurant, la serveuse a l´air anéanti par ce qu´on lui demande (ou ne comprend pas... a voir). Du pain avec de la confiture! Ils sont foux ces touristes. Elle appelle a l´aide la patrone. Enfin une personne qui a l´air de comprendre que l´on peut ne pas avoir envie de manger du riz a 8H du mat. Elle tient également une tienda. Elle nous invite a aller choisir de la confiture et ce qui nous fait plaisir et nous ammène du pain et un mate. On lui achète également une bouteille de jus de pèche et on lui demande síl est possible d´avoir  un jus de fruit frais. Elle va nous en commander un a une personne plus loin dans la rue. 8H30 approche rapidement alors qu´on est encore à déjeuner et qu´on a pas fait les sacs... Un bateau semble effectivement se préparer. Je m´affole et laise Deborah s´occuper de payer le déjeuner et file a l´hotel régler nos affaires. J´ai du mal a fermé le sac et fini avec les pieds. Deborah arrive et me dit qu´un bateau est partie. Je fonce quand même au port et m´apperçoit qu´un autre est sur le point de partir... j´interroge le responable qui nous fait une place a bord et lui demande d´attendre Deborah... qui arrive finalement peu de temps derriere moi... Il me fixe un prix a 50 Sol alors qu´on m´avait dit pas plus de 30. J´accepte finalement a 40... On nous a dit qu´il était possible de camper au Pongo de Manique et qu´un groupe de Belges étaient présents. On attaque la descente,  l´eau est plate... Je suis entre Deborah et un Péruvien dans la barque, il y a une occidentale a l´avant. La barque s´arrète régulièrement a proximité de petits villages ou de maisons isolées. Par endroit, il y a un peut de courant. L´eau semble avoir un effet dihurétique sur Déborah qui se tort dans la barque. Ça me fait beaucoup rire... surtout quand on s´arrète enfin et qu´elle est obligé de se déchausser, de sauter a l´eau et de partir pieds nue les jambes serrées dans les herbes hautes tandis que tout le bateau s´en amuse. Elle revient finalement a bord, le bateau démare aussi sec et elle reste a l´avant en compagnie de l´occidentale qui s´avère être une française descendant le rio jusqu´a l´estuaire de l´Amazone. A l´arrêt suivant, je vais les rejoindre quelque temps puis revient a ma place. Un autre homme vient à côté de moi. Il habite en dessus du Pongo. Il me dit qu´il y a un chemin pour monter au sommet et que la vue est magnifique puisqu´on domine toute la forêt. C´est pas le premier a m´en parler. Il me dit également qu´il y a une maisonnette plus bas et qu´un homme pourra peut être nous y conduire...

On arrive au Pongo, le courant est plus fort. Apparement c´est dangereux à la saison des pluies, surtout pour remonter. Dans les gorges des chutes d´eau se jettent dans le rio régulièrement... mais c´est moins impressionnant que sur les photos. Le pilote propose de nous déposer sur une toute petite plage entouré de falaise... Jái envie de lui demandé s´il est idiot... Déborah ne se doute pas de ce qu´il va lui arriver et discute toujours a l´avant tandis que moi je m´empresse de répondre "mas a bajo" en même temps que mon voisin. Plus bas, a la sortie du Pongo, il y a une grande plage me dit mon voisin. Quelque dizaines de mettres de plus et je lui demande de s´arréter. Il tente d´accoster et on se retrouve coincé sur une pierre... j´ai peur qu´il me jette a l´eau avec les sacs. Deborah semble surprise qu´on s´arrète là. On descent avec nos affaires et beaucoup de style. Ça fait beaucoup rire la française qui nous dit que si elle a pas de nouvelles a son retour elle nous envoie les secours. On est tout d´un coup "seul au monde" ( l´avantage c´est qu´on est 2)... Je me voie déja arracher une dent a Déborah a coup de patin... à glace. Je suis euphorique juste le temps de voir que Robinsonne ne l´est pas. Il me semble déja voir un tapir venir boire au rio, un singe qui lui jette des fruits et des peroquets qui survolent la scène... On vera rien de tout ça mis a part des vols de péruches nous survolant de très loin et des papillons tout de même magnifiques dont un bleu de la taille d´un carnet de note qui vole très vite dans toutes les directions. Mais il fait pas bon aller à la chasse au papillons... Déborah est dégouté qu´on ai personne pour nous expliquer un peut la faune et la flore et elle a d´autant plus raison qu´on s´apperçoit rapidement qu´on ne peut aller plus bas ni plus haut. On tente même un passage par la forêt mais c´est trop abrupt et on n´est pas rassuré de ce qu´on pourrait rencontrer... on se résigne puis s´occupe un peut avant de monter la tente et allumer un feu pour compenser d´être partie avec peu de gaz. Le clou de la journée est le repas et les bananes au chocolat cuitent au feu de boie. Bercé par les oiseaux on fini par se coucher.

 

4ieme Jour : Pongo de Manique à Timpia

Dans la nuit on regrète un peut de ne pas avoir de duvet, surtout lorsqu´il se met a pleuvoir de plus en plus fort. L´orage éclate quand on s´approche de 5H. Je regarde régulièrement si l´eau monte. J´inquiète un peu Déborah mais il semble qu´on ait une bonne marge. Le jour se lève et la pluie stope quelques dizaines de minutes plus tard. Le niveau de l´eau est quand même bien monté, et on s´amuse de voir que dans la nuit est né un petit ruisseau de 50cm de large a l´endroit initial ou on voulait planté la tente...

Deborah n´est pas en forme. On attend un bateau en pliant le camp. Deux passent dans le mauvais sens mais on n´ose pas leur demander de nous descendre... on est pas tout a fait pré. A midi un passe enfin alors qu´on est sur les starting-blocs depuis 2H. Il accoste et on embarque. On demande de nous descendre jusqu´a Timpia... un grand village en dessous. On ne demande même pas le prix. C´est une barque de la municipalité qui descent avec trois hommes : deux menant la barque et le 3ieme assis devant les barils de fioul qu´il convoit. Ce dernier entamme la conversation, je m´assoie a coter de lui et discute tout le trajet. Il me parle un peut du coin, me donne des informations sur la végétation et les animaux qu´on peut rencontrer et me pose quelques questions sur la France. On descent pendant a peut près 2H le rio qui devient de plus en plus large et de moins en moins profond. On arrive au port de Timpia ou le bateau nous dépose et repart. Il y a deux personnes sur le port qui nous enseigne le chemin pour monter au village. On marche 400m sur des cailloux ronds dont 200m pied nu dans 20cm d´eau se qui s´avère difficile. A la fin de la traversé le rio est plus profond et deux hommes se baignent en faisant leur toilette. Une petite fille nettoie des tubercules et les remonte chez elle. Elle les transportent dans un récipient remplie d´eau qui a l´air assez lourd. Déborah l´aide. La maman nous remercie et nous invite a manger pour 16H. On poursuit notre route vers le village et on interroge les gens pour savoir ou on peut dormir. Ils nous disent qu´il faut voir le chef du village et nous envoie de baraques en baraques avant qu´une fille nous accompagne. Le village parait "neuf" fait de maison en boie surelevées du sol pour la pluspart et disposées de part et d´autre de ce qui semble être une piste d´aterrisage : large, longue et plate. On arrive finalement devant la maison du chef qui était soit disant en réunion mais qui semble faire sa toilette. Il nous dit qu´on peut camper dans l´école. Nous on aurrait préferé de l´herbe que des planches. On est passé devant l´école a l´aller donc on sait ou se rendre. La fille qui nous accompagne veut nous indiquer le chemin mais ne semble pas connaitre l´emplacement car elle demande a une autre personne...

Arrivés devant la baraque en boie, tout est fermé. On s´assoie devant sur un banc, Deborah se sent très mal et on se rend rapidement au "poste de salud". Il n´y a personne. Le personnel ne reprend qu´a 15H et il est 14H30. J´interroge les gens autour qui m´indique le lieux ou ils mangent, mais pas de réponse. J´interroge le padre du village passant par là. Il discute avec les autres et se dirige plus loin dans le village. Déborah n´en peut plus et s´allonge a l´interieur. L´infirmière arrive lui prend la température et appèle le docteur a la radio. Plus de 40·C elle s´active et lui fait une injection. Le docteur semble être en deplacement. Quelques dizaines de minutes après Déborah semble aller un peut mieux. Le docteur arrive, l´interroge et lui prescrit quelque chose après avoir vérifier ces vaccinations. Il semble rassuré. Je paye en tout 5,5 Sol (un peut plus d´1 Euro) avec un traitement Anti-Inflanatoire pour 2 jour... A méditer

Après 2H je l´abandonne pour aller m´escuser auprès de la dame qui nous a invité a manger. Il n´y a personne. Je repart lorsque les enfants arrivent m´interpelle et me donne une dizaine de tubercules bouillis. Il y a 6 ou 7 enfants dans la famille. Je leur dit de me suivre et je vais leur chercher des caramels dans mon sac. Ils sont très timides et ne savent pas ou se mettre. Ils m´arrachent les caramels.

On a apporté la trousse de pharmacie de Déborah pour la laisser sur place (Antibiotique, Paracétamol et autre). Je les propose au médecin qui semble content et qui m´explique que les habitants ici ont du mal a se les payer. Les infirmières nous proposent de dormir au poste tout les deux. J´accepte et vais chercher mon sac a dos qui est resté devant l´école toute l´après-midi. 

A la tombé de la nuit, le groupe électrogène se met en route éclairant tout le village d´un coup... les télés se mettant en route instantannément. Une fillette qui m´accompagnait chercher de l´eau aura du mal a m´emmener jusqu´au bout imnotisé par une des boites a image. Je cuisine un peut les tubercules, après les avoirs pelés, avec de la sauce tomate et des herbes. Je suis installé dans la rue juste devant le poste de santé. Je fais beaucoup rire les deux fillettes de l´infirmière qui m´aident finalement a préparer mais surtout a gouter. On s´installe sur une table du poste pour manger. Il ferme vers 19H30.

Après souper, on part se laver un peu a la fontaine du village... Le groupe s´éteint vers 22H et tout le village s´endort d´un coup. Il ne reste plus que nous. Seul le poste de santé est encore allumé quand on y revient pour se coucher.

 

5ieme Jour : Timpia

On décide de repartir aujourd´hui au cas ou l´état de béborah se compliquerai... bien qu´elle semble aller mieux. Vers 8H30, je descend au port pour voir si quelqu´un est au courant de l´heure de passage d´une lancha. Trois hommes sont présent et  découpent la viande d´un silure péché auparavant. Ils me disent de revenir vers 10H qu´il devrait y en avoir une avant 12H. Je remonte au village voir Déborah. Sur le chemin j´entend un bateau qui monte. Au même moment je croise trois hommes qui descendent au port. Ils me disent que cette lancha doit aller jusqu´a Ivochote. Je leur demande de la faire attendre le temp de revenir avec Déborah. Pour gagner du temps je fonce les chaussures au pieds dans l´eau. Arrivé au poste de salud, je prèsse Déborah qui n´a pas l´air d´avoir mis les doigts dans la prise... comme quoi sa surchauffe ne devait pas venir d´un incident électrique. On repart a 2 vers le port mais arrivé aux abords de la rivière, on recroise deux des hommes auxquels j´avais demandé de l´aide qui m´annonce que le bateau ne c´est pas arrété. Ils nous disent que le mieux est d´attendre au port, qu´il devrait y en avoir un autre avant midi. On leur demande s´il y a un autre chemin pour arriver jusque là-bas sans se taper les 200m de cailloux pieds nue... il nous explique  un chemin a travers une plantation de bananiers. On s´engoufre dedans, j´ai parfois du mal a passer avec le sac. On se rend compte que c´était plus facile par la rivière... Enfin, rien de grave. On arrive au port ou il faut tout de même traverser la rivière mais sur 10m seulement... Par contre cette fois j´ai de l´eau jusqu´aux genoux et Deborah qui a du mal a réfléchir ce matin... un peut plus haut. Au port il n´y a pas un arbre. Pendant qu´on déjeune, on discute un peut avec 2 gas qui veulent remonter eux aussi. Ils travaillent ici pour la municipalité pour améliorer la salubrité de l´eau dans le village. Ils me disent alors que l´ingénieur superviseur remonte demain et qu´il y aura de la place dans la barque. Oui mais demain... c´est a dire j´aurai préféré aujourdh´hui. Vers 10H on prend les médicaments de prévention contre le paludisme. Les deux hommes vont se baigner dans l´eau claire du petit rio. Il fait trop chaud et je fini par les imiter. La température est agréable, domage qu´il n´y ait pas un peut plus d´eau. Deborah chauffe au soleil, je sort de l´eau pour l´aider a se mettre a l´ombre sous un tipi improvisé ou elle dort un peu et désespère beaucoup. Pendant ce temps, je discute a droite a gauche et je vais voir les sillures péchés depuis une barque sur le port. Un gas m´explique comment ils pèchent... Ils remontent les sillures en tirant sur le nilon à la main... pas de cane. Pourquoi pas...

Plus tard des enfants s´amusent a remonter le petit ruisseau sur un radeau en poussant avec une perche. Je vais un peut les aider a s´amuser et pendant ce temps Deborah agonise. C´est plus de 13H de l´après-midi et toujours rien, alors qu´on nous a dit de pas attendre après 14H car il faut plus de 4H pour arriver a Ivochoté et arrivé de nuit ça se fait pas encore par ici. De toute façon, Déborah se prend encore pour un grille pain. On remontera pas aujourd´hui. On rentre au village après avoir traversé le Stix et on recommence notre après-midi de la veille... Tout de la même façon a partir du moment ou Deborah va s´allonger dans le poste de santé. Je m´interroge beaucoup sur l´anti-paludique, et le docteur me dit de lui faire arreter le traitement. On en avait déja parlé la veille.

Un homme arrive peut de temps après en piteux état. Il se plaint de l´estomac. Tout le long de l´après-midi, tout le village semble venir le voir comme pour lui dire au revoir... certains pleurent. Sa femme le veille. Je saisi pas tout et me tient a l´écart.

Pendant que Déborah récupère, je vais rendre visite a l´ingénieur pour lui demandé 2 places sur sa lanchas. Pas de problème, mais on partira a 5H du mat. Il me demande ou je dors, j´en ai aucune idée, et me propose de dormir avec eux (lui et son équipe), dans la maison. Très bien, Déborah dormira a l´hosto et moi ici.

Je me pose un peut dans l´herbe et mange un morceau... je suis pas le seul. J´ai pas remis de reppelant et les moustics s´occupent bien de moi.

A 17H Déborah va mieux et on décide de sortir du poste de santé pour laisser l´autre malade seul avec sa famille. On se dit finalement qu´on plantera la tente près de chez l´ingénieur.

On s´installe pour manger sous un préhaut ou des chaises nous tendes les accoudoirs. On prépare une salade Thon, tomates, Avocas sous l´oeil attentif des enfants qui ne se feront pas prier pour nous aider a gouter... Juste à coté il y a une salle avec une telévision et un lecteur DVD. Le padre vient ouvrir et passe aux enfants la vidéo du livre de la jungle. C´est certainement se qui a sauvé notre repas. Pendant qu´on mange, l´ingénieur et un de ces "aides" viennent nous confirmer le départ a 5H. Je lui demande si on peut planter la tente devant chez lui, et il nous dit qu´il y a de la place pour tout les deux a l´intérrieur... Muy bien. Après manger, on propose un caramel aux enfants et au padre tous captivés par le dessin animé, puis on se rend chez notre hebergeur. Il nous installe dans une pièce ou sont disposés 6 petits lits, tous équipés de moustiquaires. Après un brin de toilette, Déborah épuisé se couche tandis que j´attend avec les autres gas le couché... du groupe électrogène... moins agréable pour les yeux qu´un couchet de soleil, mais appréciable pour les oreilles étant donné qu´il est juste a côté. Pendant la veillée, je discute avec les ouvriers qui viennent pour la pluspart de Cuzco ou Quillabamba. L´un d´eux s´interrèsse au français et connait déja quelques mots. J´essaye de lui en apprendre d´autres, tandis que lui me fait un cours de Quetchua. Certains mots sont imprononsables. On se couche tous avant l´arrêt du groupe électrogène, nouvelle divinité du village.

 

6ieme Jour : Timpia - Quillabamba

A 4H du matin tout le monde se lève pour se préparer et descendre au port. Au moins cette fois le réveil est fiable. Il n´y a pas grand chose a préparer puisqu´on a dormi habillé... les nuits sont un peut fraiches.

A 4H30 on commence a descendre au port. On se refait pour la dernière fois les 200m de traversé sur les cailloux... il y a mieux comme réveil. Tous ont des sandalettes, c´est plus pratique. Un homme prète les siennes à Deborah tandis que moi je fais de mon mieux pour imiter un animal entre le crabe et le canard. Arrivés au port, le bateau n´est pas près... l´équipage est en train de se lever... heureusement parce qu´on comprenait pas pourquoi on partait de nuit alors que le jour se lève 1/2 heure plus tard.

Dans le bateau, on a droit a la place d´honneur : au milieu a coté de l´ingénieur... Il nous semble être sur le bateau d´un roi avec les ouvriers a l´arriere, la cuisinière et son fils assient aux pieds de sa majesté et nous faisant surement office de ces gens pour le distraire. Il y a aussi un jeune couple de péruviens qui ont été délogés de notre siège pour être mis a l´avant, là ou l´eau jailli le plus. En plus de tout se monde se tient derrière nous un silure (poisson) de 1m50 de long entre la vie et la mort...

On parcours le même paysage qu´à l´aller tout en posant les mêmes questions sur la faune et la flore, histoire de mieux se rappeler. En chemin, on croise quelques embarcations de fortune, dont un radeau avec 2 gosses qui descendent des bananes. Un peut plus loin, on s´arrète pour aider à mettre a l´eau une lanchas du même type que la notre. Moi, je suis dispensé de descendre (sur ordre du roi). Tout le monde est a la tache, l´ingénieur supervise... J´espère que tout les supervieurs ne sont pas aussi inutiles...

On repart avant de s´arrèter a nouveau, sur une plage, face a l´endroit ou on a campé, a l´entré du Pongo de Manique. Il faut transférer du poids a l´arrière du bateau histoire que le nez pique moins dans les rapides. Le Pongo est un peut plus impressionnant cette fois car il a plue et pleut encore apparement un peut plus haut. Les chutes d´eau sont plus nombreuses et l´eau un peut plus abondante. Domage que la lumière ne soit pas meilleure. On sort du Pongo et il pleut de plus en plus... je file a l´avant chercher nos coupe-vent et poncho de pluie tandis qu´un gas sort le surtoit d´une toile de tente pour mettre à l´abri le banc royal : Deborah et moi, l´ingénieur et Rita la cuisinière qui se trouve maintenant sur les genoux de sa majesté. Le gosse lui c´est fouré dans une bache en position fétale sur son sac. On finira le voyage comme ça, l´eau ruisselant le long de la tente, et nous dégoulinant sur les jambes.

On arrive à Ivochote a 11H, on n´a bien sur pas payé le voyage. On s´emprèsse d´acheter un billet de bus pour Quillabamba pour être sur d´avoir une place assise. Il y a un bus qui part a 12H et en plus c´est un grand bus... On profite de l´heure de batement qu´il nous reste pour déjeuner étant donné qu´on a encore rien manger, on se change et on va rejoindre le bus. Le bus ne partira apparement qu´a 13H.

On est un peut fatigué et on monte tout de même dedans. A 14H on est toujours pas parti, et une fois parti on n´avance pas. On mettra 2H de plus qu´a l´aller soit 9H. Je regrette le Combi. La route est interminable... Au bout de 3H on n´en peut déja plus. Je décide de passer mes nerfs sur la bouffe. J´englouti d´abord deux gateaux au chocolat, mais je suis géné par les enfants autour qui me regarde envieux. Avant de m´attaquer aux fruits secs, je craque et on commence a distribuer nos sachets de raisins secs. Les enfants son contents... et je peut continuer a engloutir sans gène. La nuit tombe peut a peut. On s´arrète pour manger au même village qu´a l´aller... je peste parce que je me voyait déja manger des glaces et boire des jus de fruits... ça sera des spaguettis trop cuit a l´eau avec... du poulet. Enfin ça change un peut! La fin du trajet passe plus vite pour moi puisque je dors.

On arrive a Quillabamba a 23H. Je pose Deborah au restaurant pour commander jus de fruits et sandwich (oui j´ai encore faim) et file a l´hotel prendre la chambre. En 5 jours les prix sont passés de 30 sol a 50 Sol. Je dit au revoir, je récupère le deuxième sac et repart vers un autre hotel. Le patron est sympa, la chambre est impécable 40 Sol... Vendu. Je reviens dévoré mon sandwich et boire le jus... on en peut plus on va se coucher.

 

7ieme Jour : Quillabamba

Jounée de repos... la ville a été tellement agréable a l´aller qu´on préfère rester ici que revenir a Cuzco. On se lève tard. On fera d´une pierre deux coup en prenant déjeuné et petit déjeuné en même temps, après avoir acheter des tongs et un bernuda pour moi... trop chaud. C´est la fête de la ville, il y a du monde partout et comme dans toutes fête, le défilé... A peut près tout le monde doit défiler... et les spectateurs ont surement duent défiler avant ou défileront après... Très interressant... Hum.

On traine toute l´après midi, on mange une glace et boit un jus de fraise délicieux et on fini par faire les boutiques de chaussures pour Déborah... Pour le souper on se met en quète d´autre chose que du poulet, on fera 10 restaurants... on mangera finalement du poulet dans la rue... avec des spaguetis.

La journée ne semble pas terrible, pourtant elle était fantastique... mais il faut bien que j´invente un peut de morosité pour vous faire plaisir.

 

8ieme Jour : Quillabamba - Cuzco

Le bus est a 8H30, on prend un petit déjeuné a coté du terminal de bus, il y a des fruits de tous les côtés. On part a 9H et on se retrouve bloqués dès 11H. Il y a eut des éboulements sur la route auparavant. On été au courant, mais on pensé que c´était résolu. Tout est en travaux. Il nous faut attendre 12H pour repartir. Un peut plus loin, on devra descendre du bus, marcher 1/4 d´heure et remonter alors. En chemin j´achète des mandarines 1 Sol les 10. J´ai beau dire a la dame que que j´en veut pas autant et que je suis près a payer le même prix pour en avoir moins... rien a faire. Elles sont excellentes. On arrive a Cuzco vers 16H, on prend un hotel et on se rend au terminal principal pour acheter nos billets pour le lendemain. Deborah retourne a Lima pour rentré en France, moi je pars vers Copacabana et la Bolivie...

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jeu- 9-aoû-2007 - Commentaire sans titre

Publié par deborêve
je viens de revivre avec tes mots et beaucoup de larmes aux yeux toutes nos aventures...tu me manques...
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dim-21-oct-2007 - ...

Publié par Natalia
c'est passionant ... tout à l'heure j'étais etonné par tes commentaires sur le pérou maintenant je suis étonnée par tes aventures ... je ne suis jamais aussi loin au Pérou ... tu le connais mieux que moi maintenant.
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mer-19-déc-2007 - Merci pour ce beau récit!

Publié par Karine
Bonjour! En 2005 j'ai fait à peu près le même voyage. Mais moi j'ai fait un stage dans une coopérative de café à Quillabamba pendant 6 semaines! Nous avons aussi été au pongo de manique mais nous nous sommes arreté tout de suite chez une famille qui nous a fait faire une promenade dans la jungle.

C'est domage que vous ne soyez pas resté aussi longtemps à Quillabamba! J'ai vécu dans une famille qui avait une plantation de café et qui faisait l'élevage de coq de combat à Mandor. Il y avait aussi une superbe hacienda, une des dernière du pérou et bien sur les combats de coq du samedi soir à l'hostal quillabamba! Je suis étonné que vous ayez seulement trouvé à manger des spaghetti avec du poulet puisqu'a la plaza de armas il y a plein de pizzeria et le restaurant la esquina est très bon aussi!

Contente de voir que vous aussi avez découvert ce beau coin de pays! (en passant j'ai donné des cours de francais qui sait, l'ingénieur a peut-être été un de mes élèves! Il a des groupes de québécois qui y vnot à tous les ans...)

Merci encore pour ce beau récit qui me fait revivre les plus beau moment de ma vie!
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Balade peruvienne sur fond de bruit de pas d'un réveur devenu somnanbule.

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